dimanche 19 février 2012

Florilège hivernal

Les Grands Froids

On est bien content d'en être sortis, depuis déjà quelques jours ; mais, durant près de 3 semaines, on a enduré ça :

Ça n'a pas eu l'air de déranger la cavalerie, qui possède un manteau de poils bien épais ; stoïques, tout ce petit monde a continué de chercher pitance s'en trop s'en faire - mes ronciers sont bien taillés !

Jéricho trouve toujours à bouffer, quoi qu'il arrive.

Le grand Pépito est d'une rusticité à toute épreuve, " lui " ! :)

Pour ma part, je ne sortais guère que pour aller remplir mon panier de bois....et bourrer mes poêles ! Je me suis quand même offert quelques belles promenades.

En prime : tuyauteries gelées dans la salle de bain, neige mise à fondre le matin sur le fourneau pour pouvoir se laver, 3 robinets de pétés à changer et décongélation des tuyauteries au chalumeau ! -16° en Berry, sur autant de temps, ça ne se voit pas tous les jours !

En fait, étant donné la vétusté de ma maison et son état de délabrement, j'ai pu constater que mes fourneaux ne sont efficaces que jusqu'à -5° dehors ; dès que ça descend plus, on a du -1/-3°dans la salle de bains, et 10° ailleurs. Pourtant, on les a bourrés, les poêles !! mais bah ! que faire dans une baraque ouverte à tous les vents ? Oh, certes, nous ne craignons jamais l'asphyxie au monoxyde de carbone, nous, c'est clair ; j'aimerais pourtant réussir à ne plus me cailler autant, à l'avenir. :D

En attendant, bye bye les Grands Froids, jusqu'à l'année prochaine !! cet après-midi, un vol de grues a survolé la ferme....le beau temps s'en vient à petits pas !

mardi 14 février 2012

Et mon jardin, dans tout ça ?


A l'automne, il était superbe :

J'ai fabriqué une petite barrière avec des branches de saule pour maintenir la touffe de gauras à l'abri de la tondeuse.....

Mon pourpier vivace était bien implanté, et je me demande s'il aura survécu à la période de gel intense dont nous sortons juste.....

La lumière des matins était féerique, les cosmos bruissaient de mille insectes affairés.....

Mes petits rosiers Fairy foisonnaient avec incohérence, comme il se doit.

La récolte de poireaux fut excellente ! Ah, quel goût dans le potage !!!

Et les fraises ont duré jusqu'au 15 décembre, à mon complet ébahissement !!!!!

Dans quel état vais-je retrouver tout cela ? L'an dernier, le 1er février, je poussais la porte du jardin, bien décidée à vaincre l'enfrichement qui s'en était sournoisement emparé. J'ai réussi, mais cette année, je dois encore attendre un peu. D'ici quelques jours, je pense bien pouvoir commencer les labours.

La saison 2012 commence !

mercredi 8 février 2012

Comment j'ai passé une soirée avec Eric Mc Comber.


Ah ! Je vous vois venir ! y a ceux, tous frétillants, qui vont arriver tout émoustillés, comme des chiens de chasse sur une piste fraîche : "hein ? hein ? quand ça ? où ça ? comment ? oh ? raconte !" - pis y a les "qui suivent pas" qui vont me demander : "heuuuu...ouais ? c'est qui, cet Eric Mc Comber ?"

Aux premiers, je dis : "patience, que je te narre !", et aux autres je conseille d'aller voir à cette adresse , y sauront tout !

Donc, ma soirée d'hier. Elle a, en fait, commencé bien avant ; elle a commencé quand je suis allée relever mon courrier, un peu avant midi, et que j'ai découvert dans ma boîte aux lettres le paquet que mon amie Venise m'avait posté mi-décembre, depuis le Québec. Wow ! que je me suis dis ! ça a fini par arriver ! ( hors délais, mais, aux prix prohibitifs que demandent les Postes Canadiennes pour expédier quoi que ce soit hors des frontières, on ne peut pas, en plus, leur demander d'être performants, hein, ce serait pas humain !).

Munie de mon précieux paquet, je me suis engouffrée dans mon chez-moi pas douillet du tout, pour en inventorier le contenu tout à loisir ; parmi tous les petits trésors contenus dans cet envoi, un objet quadrangulaire et parallélépipédique, à couverture qu'on rangerait dans les "rouges", mais qui est en fait de l'orange fluo des stylos Stabilos, un livre : LE troisième écrit d'Eric Mc Comber lui-même, intitulé "La Solde", et qui vient de sortir (il y a deux ou trois mois) aux éditions La Mèche.

Marrant, j'avais justement commencé à remonter mon retard sur son blog, à Eric. J'ai posé le livre à côté de moi, puis j'ai fini d'avaler trois mois de retard sur "Roule, Rosie, roule !" ; et, enfin, quand j'ai eu tout fait de ce que j'avais à faire, j'ai charrié une brouette de bois dans la cuisine, (oui, j'ai carrément rentré la brouette dans la cuisine, na !), histoire de ne plus mettre un pied dehors, avec le -11° d'attendu hier soir, ça me disait moyen, j'ai bourré mes poêles pour essayer de maintenir mes 15° à l'intérieur, et je me suis collée en pyjama, au pieu, parce qu'il n'existe aucun autre endroit confortable dans ma vieille baraque berrichonne si pittoresque. Puis j'ai rapatrié bouquin, bouffe, clopes, tout ça, pas loin, et une ou deux minettes parce que ça allait bien et que ça tient chaud.

Et j'ai donné le top-départ de ma soirée avec Eric, ou plutôt, avec son livre. Depuis le temps que j'attendais ça ! Depuis le temps que je me demandais ce qu'il écrivait, ce que j'allais lire.....

Ah ! j'vous sens déçus, hein ? vous espériez du croustillant, du cru, du salace, mes p'tits gorets ? Oh ! y en a eu.....le bouquin d'Eric, c'est pas de l'édulcoré pour les matantes à salon de thé ! (ce qui ne veut pas dire que toutes les personnes qui ont du mal à lire un style "cru" soient des matantes à salon de thé, loin de moi cette pensée ! ) - c'est du viril, ça, mes biquets, c'est écrit comme s'écrivent certaines existences, dans la sueur, le foutre et l'haleine fétide des vies sans issues.....je vous parle même pas des relents d'alcool ! ça fleure pas bon le désodorisant, ce bouquin-là, parce que ça parle d'une vie sans joie, d'un être sans joie. Et qui, pourtant, a pleinement conscience de la vaste farce universelle dans laquelle il se vautre.

Ça vous intrigue, hein, mes lapins ? Lisez le bouquin ! Vous croyez que le livre est déprimant, parce que je vous dis qu'il raconte une vie sans joie ? j'ai pourtant ri, à en chialer, des fous-rires que jusqu'ici seuls John Irving ou Tom Sharpe avaient réussi à m'extirper. Oui, vous allez rire, tellement cette farce est grotesque, tellement c'est "hénaurme", jubilatoire, cette gaudriole triste, ces ruts impensables, ces coïts "Cervantesques" où s'englue le personnage principal du livre, ce Don Quichotte poignant sans bataille et sans gloire, arrivé au bout de toutes ses espérances, et même au-delà de ses désespoirs. Comme dans Kundera, vous y verrez cette farce amère que peut être une vie, quand le destin s'en mêle. Et je vous jure que c'est une farce.

J'ai lu. Direct. D'une traite, du début à la fin. Parce que quand on commence, pas moyen de s'arrêter, ça vous happe. Et j'y étais ; dans ce cagibi où travaille Émile Duncan, au cœur de la grande cité bétonnée, cette fourmilière humaine décadente qui se cherche en vain du sens, dans un monde productiviste qui broie et qui lamine, sans états d'âmes (c'est pas positif !), sans poésie, sans beauté, sans gloire. Univers terne où la culture est vue presque comme un vice, la musique, une mauvaise habitude, l'écrivain, une sorte d'aliéné aux idées malsaines. Un monde froid ou l'être, renié au profit du paraître, crie en vain dans le vacarme consumériste d'une société sans but et sans desseins, notre monde, CE monde.

Écrit différemment, ça aurait pu me foutre un sacré bourdon, me coller la rage, des envies suicidaires - ou l'envie de tuer le premier connard à cravate bien-propre-sur-lui qui serait passé dans mon champ visuel (en pleine nuit, dans le Berry, au milieu de la cambrousse, notez, chuis assez à l'abri de ce genre de pulsion homicide).

Mais le talent d'Eric Mc Comber, c'est ça : en même temps qu'un regard des plus lucides sur ce que nous avons laissé construire, sur ce que nous avons permis d'être, une formidable auto-dérision grinçante, ubuesque, sauvage, LIBRE ! et jubilatoire, sur les travers d'un monde sans épaisseur ni contours qui se prend pour le réel.

Émile Duncan est un paumé, mais il ne l'est pas moins que les gens qu'il rencontre, qu'il s'agisse de sa famille ou des greluches de passage que la vie lui colle dans les pattes, ne sachant pas mieux que lui trouver un sens à leur vie ; ce pourquoi, sans doute, ces baises tristes et paradoxalement gaies, quand la fête des corps supplée la fête des âmes en déréliction. Et lorsqu'il se sent épris, enfin épris, ce pauvre Émile, plus paumé que jamais, en équilibre instable sur des relations toujours boîteuses, n'entend plus en écho de cet amour indécis que la même indécision de sa Dulcinée coincée dans un "devoir être" social seriné par les journaux, les médias, et l'air du temps, à la fois mal à l'aise dans le vieux schéma de vie de sa mère, et dans le modèle de "femme libérée" amazone dont elle n'a pas le mode d'emploi. Nos sociétés sont devenues injonctives et féroces : "soyez gagnants ! soyez libres ! soyez heureux ! " nous hurlent-elles de tous côtés.....mais elles ne nous disent plus ni comment, ni pourquoi, et nous louvoyons dans la brume, éternels Ulysses d'éternelles villes moroses sous leurs festivités de néons, bourrés de désirs que nous ne savons plus élaborer pour donner du sens à nos vies, persuadés que consommer nous rendra plus heureux : " haha, j'ai plein de pognon que je dépense à des conneries, je suis plus heureux que toi ! "

En face de cela, Émile Duncan est nu, déchiré et sans armes ; il titube contre les murs de sa geôle, de verres en fille et de fille en verres, ne sachant où trouver d'issue, ignorant même s'il en est une.

Et tout cela, Eric Mc Comber nous le raconte avec une voix qui se grave au fer rouge dans nos chairs, et un vaste éclat de rire à la gueule de tous les dieux.

J'ai bien aimé, aussi, la forme du livre : Émile Duncan bosse comme correcteur d'agendas scolaires pour les "States", et c'est dans l'un d'entre eux qu'il écrit sa vie, au quotidien, et je me suis dit que ce que sont les États-Unis devenait bien plus compréhensible, quand on voit à quelle sorte de lavage de cerveau est soumise leur propre progéniture. Effarant, tout autant qu'effrayant ; monde voué à la soumission à la Norme, aux normes, monde standardisé, où il faut d'abord paraître, quoi que l'on soit - parce que l'être y est laissé en friche.

Dans le monde d’Émile Duncan, on solde, on solde toutes ces vieilleries que sont culture, poésie et littérature, musique et arts, solidarité et humanité - tous ce "superflu" qui faisait des hommes, mais puisqu'on a décidé qu'il fallait des robots, quel besoin ? "La Solde", c'est le vaste bazardage de toute une flopée d'espoirs qui ne savent plus comment fleurir. Et ce roman picaresque finit exactement comme il devait finir, dans la farce grossière de l'indécision, filant dans la nuit vers un avenir incertain, bardé de points d'interrogation.

Quand j'ai fermé le bouquin, il était vachement très tôt du matin, et j'étais hébétée comme quand on se prend une mandale en marchant dans la rue sans regarder devant soi, et qu'on se bouffe un poteau incongru, planté là dans le bitume. J'ai eu du mal à retraverser l'Atlantique pour rejoindre le Berry. J'avais fait un sacré voyage, mine de rien. Je me suis secouée. Je suis sortie appeler la chatte qui n'était pas rentrée, mais la garce taquinait le mulot hors de vue, j'ai fait chou blanc. J'ai poussé quelques pas jusqu'à la route, en dehors du cercle des lumières, le ciel était couvert, quelques flocons voltigeaient. Disparaissant au loin comme une ombre, m'est passée sous les yeux cette vision fugitive, d'une silhouette d'homme massive, la tête rentrée dans les épaules, chargée comme un baudet, titubant vers sa destinée hésitante... Tchao, Émile !

Ce ne fut qu'un instant, vous savez, ces clins d’œil que vous fait un bon auteur, quand son personnage est vivant, si vivant en lui qu'il sait lui donner âme, à défaut de chair (c'est déjà un début...).

Je suis rentrée me coucher. Dans la boîte-à-gueule de la cuisine, Peter Gabriel entamait "Mercy Street".


Pour ceux qui se diraient : "ouais, on le lirait bien, ton bouquin québécois, là, mais ousqu'on le trouve ?" , fastoche :
- On peut le commander (ou aller voir) à la Librairie du Québec, Paris 5ème, un clic sur Google et c'est fait, on peut même commander par téléphone ! [Désolée....tuyau perçé ! ]
- Ou aller chez son propre libraire (un vrai ! pas un de ces vendeux d'bouquins qui se prennent pour ce qu'ils ne sont pas !), qui lui, le commandera pour vous à la Librairie du Québec (compter de l'attente, faut 8 semaines s'ils doivent opérer le réassort ! les cargos s'enrhument, de ce temps-là....), [ pas valable non plus....]
- ou, pour les moins timides, contacter l'auteur lui-même sur son blog, hé, ça ira plus vite, il est en France, pour le moment !! si ça se trouve, il a du stock ! tentez le coup....
Et, en désespoir de cause, l'auteur sera en Mars au Salon du Livre de Paris, bougez vos fesses !

----> INFO DERNIÈRE MINUTE ! Notre amie Pieds-sur-terre a tenté la Librairie du Québec ; mauvaise nouvelle, celle-ci ne travaille pas avec la maison d'édition d'Eric Mc Comber. Vous pouvez oublier, et oublier aussi votre libraire, du coup, il ne pourra se le procurer.....seule chance : acheter en ligne, auprès de l'auteur lui-même ! (descendez la colonne de droite de son blog, il y a toutes les infos !)

vendredi 3 février 2012

Quand Pôle-Emploi dérape, Anne voit rouge (ou noir ?)


Figurez-vous, chers ami(e)s, que je suis inscrite à Pôle-Emploi, depuis déjà un fameux bail. Le cas est banal, et ne mérite point qu'on en fasse état plus que nécessaire. Or, vous savez que l'Etat, pour faire joli et rassurer l'électorat "bien-pensant", a institué un "suivi personnalisé de retour à l'emploi", sous forme d'un entretien mensuel avec un(e) conseiller/ère, à qui l'on est censé rendre compte de nos efforts - forcément surhumains- de "réinsertion" (j'adore ce terme).

Je devais donc subir cette mascarade mensuelle, le 26 janvier 2012, à 14 h. Mais je n'ai pas pu m'y rendre, comme vous le lirez ci-dessous. J'ai donc prévenu Pôle-Emploi en appelant au 3949, comme la convocation m'y invitait. Or, j'ai reçu ce matin, de la part de Pôle-Emploi, le courriel suivant, qui m'a quelque peu fait sortir de mes gonds. (n'hésitez pas à cliquer sur l'image pour lire cette merveille de prose narrative administrative, c'est une splendeur !)


Comme vous pouvez le croire, j'ai sauté en l'air, et ça m'a méchamment fait sortir de mes gonds. Comment ça, je n'ai pas prévenu ??!!!

Il fallait répondre à cet envoi administratif d'une sécheresse à faire trembler un membre du KGB, aussi ai-je bondi à mon clavier, et voici la réponse de la bergère au Garde-Chiourme :

le 03 février 2012
Mlle A.
Les Ocreries
à

M. XXXXXXXXX
Affaire : XXXXXXX
n°dossier : XXXXXX XXXX

Objet : Courrier Pôle-Emploi du 31 janvier 2012 notifiant un avertissement avant radiation.

Pièces jointes : 1 photocopie du courriel reçu ce jour, daté du 31 janvier 2012.
1 photocopie du courrier de Pôle-Emploi sur lequel j'avais noté la demande de justificatif à fournir.

Monsieur,

Je reçois ce jour un courriel de votre part daté du 31 janvier 2012 (parvenu le 03 février 2012 dans ma boîte mail, puis-je vous suggérer d'utiliser les services de la Poste, qui semble-t-il sont encore plus rapides ?), me notifiant un avertissement avant radiation, pour n'avoir pas été présente au rendez-vous téléphonique fixé le 26 janvier 2012 à 14 h, avec votre collègue Mme XXXXXXXX.
Les raisons invoquées pour justifier cet avertissement avant radiation sont les suivantes :
1) - Je n'ai pas répondu à votre appel téléphonique.
2) - Je ne vous aurais pas informé des motifs de mon absence au rendez-vous qui m'avait été fixé à cette date.
Voilà qui est bien étrange !
Car, pour autant que je m'en souvienne, J'AI PREVENU de mon absence - et la facture détaillée de mon opérateur téléphonique sera là pour le prouver, quand elle sera disponible à la consultation.
---> Je n'étais pas auprès de mon téléphone le 26 janvier 2012 à 14 h, pour répondre à l'appel téléphonique de votre collègue MmeXXXXXX, parce que, ce jour-là, j'avais rendez-vous avec un client C.E.S.U. pour 1 h d'Assistance Informatique, le 26 janvier 2012 à V., à 15 h.
Je n'ai PAS de véhicule. Pour aller à V. depuis chez moi, je dois prendre le bus à T. - c'est 1 h de MARCHE. Je pars donc de chez moi à 13 h, pour gagner A PIEDS l'arrêt de bus de T., où je prends le bus à 14 h 09, arrivée V.-Gare 14 h 21, pour me rendre A PIEDS chez mon client !
A 14 h, j'étais donc dans l'impossibilité matérielle de répondre au téléphone, étant en train de MARCHER vers mon bus. Il paraît que nous sommes dans un pays moderne, au XXIème siècle.
---> M'apercevant, après avoir pris rendez-vous avec mon client (qui n'avait que cette date de disponible et avait besoin de mes services), que cela allait me faire rater mon entretien mensuel de suivi, je n'avais qu'un choix à faire : OU rappeler mon client, et perdre le bénéfice d'une heure de travail, OU composer le 3949, et prévenir de mon absence.

Pôle-Emploi est bien censé s'occuper de l'EMPLOI, et est bien censé aider les demandeurs d'emploi à se réinsérer, j'espère ? A moins que sa mission (officieuse ?) ne soit de faire de la gestion de Cheptel Humain, pour le compte d'un Etat Policier de Surveillance de la Population Inactive ?
J'ai considéré, pour ma part, qu'1 h de TRAVAIL était plus importante (et nécessaire à ma survie matérielle...) que 20 minutes de papotages stériles à justifier mon existence devant le-dit Etat Policier. Cela justifie certes vos émoluments, mais ça ne me nourrit pas, MOI. Or, comme tout être humain, et aussi inconvenant que ça puisse sembler, trois fois par jour au minimum, J'AI FAIM.

DONC, j'ai appelé le 3949 pour :
1) - Expliquer ma situation,
2) - Prévenir de mon impossibilité à honorer le rendez-vous qui m'avait été fixé.
La personne que j'ai eue au téléphone était censée inscrire tout cela dans mon dossier et vous en tenir informé ; si elle ne l'a pas fait, j'estime qu'il n'est pas à moi d'en pâtir. Je me débats pour trouver du travail (et ce n'est pas grâce à vous...), et l'on me considère avec suspicion, presque comme si j'étais une délinquante sous contrôle judiciaire, obligée de justifier le moindre de mes mouvements. J'estime de ce fait que ceux qui ont la chance d'avoir un emploi, et d'échapper à cette insupportable surveillance policière, pourraient au moins avoir la décence de bien faire leur travail ; car, votre courrier, Monsieur, me laisse entendre que vous n'avez pas été informé, comme je l'espérais, de mes difficultés à honorer ce rendez-vous, si essentiel à la marche du monde, du 26 janvier 2012 !
Cette personne, au 3949, m'a demandé de vous faire un courrier justificatif de mon absence, avec copie du document C.E.S.U. en pièce jointe, faisant foi de mon heure de travail de ce 26 janvier 2012 à 15 h., afin de répondre administrativement aux exigences des articles L.5412-1 et R.5412-1 à R.5412-8 du Code du Travail.
J'ai bien noté cela (comme vous pourrez le constater vous-même en consultant, dans les pièces jointes, la copie du courrier de Pôle-Emploi sur lequel j'avais pris note), MAIS :
JE NE PEUX PRESENTER DE JUSTIFICATIF, DE QUELQUE NATURE QU'IL SOIT, AVANT DE L'AVOIR REÇU !!!!! Il faut que le client remplisse le document idoine (pas toujours le jour même), l'envoie aux services du C.E.S.U., que le-dit service établisse le document qui me revient, me l'envoient, et que je le reçoive !
Or, J'ATTENDS TOUJOURS le document C.E.S.U. attestant de ma présence chez mon client le 26 janvier de 15 h à 16 h ! Peut-être puis-je vous communiquer ses coordonnées, afin que vos services puissent investiguer eux-même et vérifier mes dires ? Sinon, le Commissariat de V., habilité à enquêter sur toute affaire, est situé X, rue XXXXXX ; vous pourriez déléguer.....
C'est pourquoi je considère comme inexact, mensonger et abusif le courriel reçu ce matin.
- Inexact et mensonger, car j'avais au moins prévenu par téléphone au 3949 de l'impossibilité où j'étais d'honorer ce rendez-vous ; j'attendais réception du document C.E.S.U. pour vous fournir un document écrit (mon interlocuteur du 3949, je l'ai bien senti, ne croyait rien de mes motifs et semblait penser que j'allais me rendre à toute autre occupation...dommage, c'était vrai !).
- Abusif, car menacer une personne de radiation, quand elle a fait ce qui était en son pouvoir pour répondre à ses obligations tant auprès de Pôle-Emploi qu'auprès de son client, constitue à mes yeux un abus de pouvoir.

Je comprends bien l'enjeu électoral, et qu'il faille à toute force faire baisser les chiffres du chômage avant l'échéance des urnes en jetant dehors un maximum de gens, mais certains procédés restent inqualifiables - et inadmissibles.
Le ton froid, impersonnel et plus ou moins menaçant de ces courriers est une insulte à la dignité des personnes dont vous avez la charge, déjà éprouvées par les difficultés de la recherche d'emploi ; "lettre-type", allez-vous me répondre....eh bien, il vous serait nécessaire d'en modifier quelque peu le formulé ; avant de virer les gens sans plus ample informé, on leur demande au moins ce qui s'est passé. C'est décent, c'est humain, ça se fait, quand on s'occupe de Personnes.
Lire que je vais être radiée "après avertissement" pour absence à convocation, quand j'ai pris la peine de prévenir, quand j'attendais la réception du document écrit pouvant prouver (mon innocence ? suis-je donc au tribunal ? on aura omis de m'en informer......) mes allégations, c'est proprement révoltant. Que fallait-il que je fisse ? Me fallait-il demander un justificatif de présence à mon client, y joindre mon ticket de bus, et une déclaration sur l'honneur du conducteur attestant de ma présence à 14 h 09 à l'arrêt du bus de T. ?
Quelle est cette absurdité ? En sommes-nous là, aujourd'hui, quand nous sommes demandeur d'emploi ? Les demandeurs d'emploi sont-ils donc rabaissés au rang de mineurs ou de délinquants en suivi judiciaire, tenus de justifier PAR PREUVE ECRITE du moindre de leurs faits et gestes ?

C'est pourquoi, Monsieur, considérant ce courriel reçu ce matin comme révoltant, eu égard aux efforts effectués pour répondre aux exigences de Pôle-Emploi et pour trouver du travail, je demande
l'annulation pure et simple ECRITE de cet avertissement inconcevable et inapproprié.

Avec la pensée que vous saurez comprendre ce qu'une telle situation peut avoir d'absurde,
Et mes remerciements anticipés pour le retrait dans mon dossier de toute trace de cet avertissement sensiblement trop zélé,
Je vous prie de bien vouloir recevoir, Monsieur, l'assurance de toute ma considération.
A.

Ce courrier est parti cet après-midi, en recommandé avec accusé de réception. Parce que, quand on me cherche, on me trouve. Je ne me laisserais certainement pas faire par une administration kafkaïenne dégoulinante de sottise, qui serait risible si elle n'influait pas sur le destin de milliers de malheureux/ses susceptibles de ne pas disposer, eux, des moyens de s'expliquer, de se défendre, et d'exprimer leurs sentiments face à cette surveillance constante, cette suspicion perpétuelle, cet asservissement de la personne libre à des institutions absurdes et inefficaces.

Anne des Ocreries, elle aime pas qu'on l'emmerde, quand elle essaie de faire de son mieux ; les petits sous-fifres aux ordres du pouvoir, le petit doigt sur la couture du pantalon, au garde-à-vous devant les crachats législatifs d'un exécutif dépourvu d'humanité, ça m'a toujours gonflé, et dans ces cas-là, JE MORDS !!!!

Leur avertissement de merde, ils ont intérêt de me le virer, ou je porte plainte pour abus de pouvoir, à l'administratif. Et je mobilise du monde, et on leur foutra une merde qu'ils ne seront pas prêts d'oublier !


mercredi 1 février 2012

Les refusées du Défifoto de février 2012


Voici les deux clichés que j'ai écartés du "Défifoto" :

Celle-ci faisait vraiment trop cliché : temps pourri en attendant mon bus, le long du Canal du Berry ; vraiment "bateau", mouahahahahaha.

Celle-ci ne faisait pas assez "temps pourri" à mon goût, trop poétique, trop onirique, juste "jour de pluie". Mais je l'aime beaucoup.

samedi 28 janvier 2012

M'en allant promener....


C'est en septembre dernier que nous sommes allés rendre visite à Bluebird , à Guebwiller, Alsace. Je vous conseille l'endroit, un magnifique petit bourg très agréable ; Bluebird vit là, dans un coquet petit chez-soi bien agencé, dans une rue agréable.

Il nous fit visiter le bourg en long et en large, ainsi que quelques-uns des environs, et c'est vraiment un lieu de toute beauté.

Il nous mena aussi au Musée Théodore Deck, car Guebwiller était réputée fut un temps pour ses porcelaines et faïences. Théodore Deck est l'inventeur d'un "bleu Deck", un bleu très vif et très intense, et j'ai vu quelques pièces de sa main d'une beauté à couper le souffle.

Mais ce qui m'a "bouché un coin", vraiment, c'est ce que je vous montre ci-après. Ces magnifiques peintures animalières ornaient les ..... murs d'un cabinet de toilette, sur trois côtés.


Qu'en était-il du quatrième ? était-il recouvert d'armoires, ou peint, ou autre ? était-ce une alcôve, auquel cas le quatrième côté était constitué de boiseries et portes ? Je ne sais pas, on ne nous le dit pas.


Imaginez....imaginez-vous, vers la fin du dix-neuvième siècle, entrant dans ce magnifique endroit, tapissé de ces splendides faïences, comme si vous arriviez, le soir, à l'oasis dans le désert.


Imaginez-vous, vous dévêtant pour entrer dans une vaste baignoire fumante, de fonte émaillée, à pattes de griffons, quel luxe, quel luxe n'est-ce pas !


Votre femme de chambre (debout jusqu'à point d'heure, payée minablement et n'ayant qu'un jour ou deux de vrai congé par mois, mais chut !) vaque autour de vous, apporte et verse eau chaude, eau froide, vous frotte, vous rince, chauffe les serviettes sur le calorifère.....ah, euh....au fait, si vous êtes un homme, la femme de chambre est un valet de pied, désolée les mecs, c'est comme ça !




Je suis restée bouche-bée devant ces panneaux somptueux, que je vous engage à aller voir, vraiment, parce que mes photographies ne rendent pas hommage à l'effet d'ensemble, ahurissant, et parce que ce musée magnifique recèle bien d'autres trésors qui vous laisseront comme deux ronds de flan, mes agneaux.

samedi 21 janvier 2012

Derrière les murs




Derrière les murs

derrière les murs de la maison douillette,
le vieux Janvier mord et souffle.
la pluie fouette, les corbeaux crient,
entendez-vous les âmes errantes passer dedans la nue ?

le feu crépite et sa douce chaleur
à la tombée du jour porte la rêverie
le danger est ailleurs, au dedans point d'alarme,
mais le coeur un peu gros, écoutez comme ça siffle !

il fait chaud, on est calme,
et le chant des bourrasques secouant les arbres las
raconte les tempêtes de l'océan là-bas....
qu'il est bon d'être ici ! on soupire.....

la bouilloire de cuivre chante au coin de son feu,
la marmite bouillonne, ça sent bon le pain chaud.
que dehors se déchaîne le vieux Janvier sournois !
la porte est bien fermée, et tout reste dehors.

pluie, vent, et corneilles en goguette,
on s'en fiche ! on a baissé la lampe.....
à la tombée du soir, qu'il est bon d'être ici !

Anne, 21 janvier 2012

jeudi 19 janvier 2012

un jour,...




un jour, je prendrai un bateau....

un jour, je prendrai un bateau.....
sur l'instable des eaux il dansera sarabande,
se riant des grands vents, accroissant son sillage,
et campée à sa barre j'irai chercher rivage.

un bateau bleu de rêves pour emporter mes songes,
un bateau bleu et vert fringant dessus les vagues,
comme un coursier farouche que nul frein ne retient,
un bateau des merveilles vers l'horizon là-bas.

il n'aura plus de havre, que celui qu'il attend.
dans le cri blanc des mouettes et tournant cul au quai,
aspiré par le large, environné d'embruns,
il ira de l'avant, mon beau bateau vaillant !

je laisserai derrière moi ces chemins trop marchés,
ces journées immobiles à s'user enfermée,
ces prudences bien sages qui toujours vous entravent,
ces habitudes vides, cette vie comme une cage....

il sera beau l'envol, il fera beau ce jour,
j'aurai enfin courage, je ne tremblerai plus,
et j'irai droit au loin, non pour enfin partir,
mais pour mieux arriver.

un jour, je prendrai ce bateau qui m'attend
depuis tellement de temps.

Anne des Ocreries, 18 janvier 2012

samedi 31 décembre 2011

Bonne année à vous tous !


Joyeuses fêtes à tout le monde ! Je vous reviens dès que possible..... :)

Grosses bises !!!!!

samedi 1 octobre 2011

la refusée du Défifoto

Thème du mois : TRANSPARENCE


Louise et sa poule....j'ai longuement hésité, j'avoue.

samedi 10 septembre 2011

Anne en vadrouille, 7

C'était début septembre, là, il y a seulement quelques jours, un p'tit week-end chez notre ami le Vieux Forban.

On s'en est payé une bonne tranche. Encore de beaux souvenirs à garder au chaud.....:)


Du coup, Monsieur l'Homme parle d'ouvrir une cagnotte pour se payer un ch'tit rafiot !!! hé ben.....!

mardi 6 septembre 2011

Le voisin


Dans le grand noyer de la voisine, dont quelques branches surplombent mon jardin, j'ai un voisin très affairé. Il est en haut, il est en bas, il est à droite, il est à gauche, il est partout et on ne voit que lui quand il est là. Les pies l'insultent copieusement quand il passe par "leur" arbre, et lui-même jase et cause beaucoup. Il crie, il grognonne, il marmonne, il piaille, et il m'insulte tout aussi copieusement quand je m'approche !

Mais si je ne fais pas de bruit, et qu'alors je me fige, il se rassure, et tout en me lorgnant du coin de l'oeil, il vaque à ses occupations.

Cette bestiole est une fête à regarder. Il est seul, et de ce fait n'est pas une gêne ; en outre, il ne ravage pas les jardins.





Et moi, je commence à ramasser les noix neuves, ce qui l'intrigue beaucoup ! je lui paraîs une drôle de congénère : je n'ai même pas de queue en panache, moi ! :))

dimanche 4 septembre 2011

jardin d'août


En août au jardin, ça pousse plus vite que je ne le voudrais. Et il faut désherber, désherber, et désherber encore. Les travaux de désherbage occupent 90 % du temps d'un jardinier.

Nous avons, bien sûr, fait pas mal de confitures : prunes, pêches, raisins et mûres - sans compter les tartes ; saison sucrée.....:)

Il faut récolter toutes les sortes de haricots, et la deuxième tournée de haricots verts vient bien. L'oseille explose, les tomates donnent, les poivrons forcissent, les arachides travaillent souterrainement, le persil frise de bon coeur, estragon, fines herbes et thym profitent, et mes clématites sont heureuses. J'ai lancé une seconde tournée de pommes de terre (à récolter en primeur) et une deuxième tournée de carottes. Les poireaux s'étoffent bien. Les quelques pieds de cosmos offerts par une amie sont prêts à fleurir, les melons hélas ont pris l'oïdium, résultat des pluies de ce mois. Les fraises donnent, donnent, donnent.

La plate-bande a rempli son office.

Les zinnias poussent et se haussent du col.....

.....et les capucines prennent leurs aises.

Comme toujours, les tournesols sont les héros du mois d'août ; plus hauts que moi, ils offrent des têtes magnifiques, promesse de graines abondantes.

Je vis en joie dans mon jardin.

mardi 30 août 2011

En juillet...


...J'ai récolté les pommes de terre.






Au total, 40 kg pour 83 pieds, l'année a été tellement mauvaise à cause de la sécheresse que j'ai ramassé la moitié de la récolte escomptée, avec un rendement diminué de 50 %.

Je ne me plains cependant pas, je suis parmi ceux, autour de moi, qui ont eus les meilleures récoltes. Attendez-vous à une hausse du coût de la frite, cet hiver ! :)))

vendredi 26 août 2011

Anne en vadrouille, 6


J'ai marché vers les eaux

C'était en juin dernier.....