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samedi 8 août 2009

Biquettes Story


Savoir se mouiller

Fin Juillet, il a été question de changer les chèvres de pré. L'idée était de les transférer sur l'île de Rozay, en face chez nous, en accord avec le Conservatoire du Patrimoine Naturel de la Région Centre qui gère les lieux, afin de faire pâturer la prairie naturelle qui se trouve au centre de l'île, évitant ainsi que la forêt ne se referme sur elle.

Nous faisons brouter en alternance nos ruminants et nos équidés, ce qui permet de gérer aussi le parasitisme dans la pâture.

Le premier travail fut donc de passer la rivière à gué, et de ramener dans le pré-d'en-face notre cavalerie ; ainsi fut fait, pour le bonheur d'iceux, importunés par les mouches.

Il faisait une chaleur à tomber, et je craignais que l'eau ne soit trop froide pour passer "à pattes" des ruminants : décision fut prise de construire un radeau pour l'occasion, avec une palette pleine de récupération et des bidons vides (ayant contenu du liquide vaisselle pour collectivités).

Dès le début, ça a été rock'n roll ! Silvia, la fille de nos amis Magali et Daniel, a commencé par se payer un bain tout habillée quand la première chèvre que nous avons passée a décidé de revenir....à la nage, puisque nous avons été assez idiots pour ne pas en passer deux d'un coup !

Laissant les jeunes bêtes à la ferme, nous avons commencé par rapatrier le gros du troupeau, stationné à deux kilomètres de chez nous ; puis, nous avons passé les chèvres une à une, certaines à patte, d'autres en radeau, selon ce qui était faisable ; mais nous n'avons pas pu passer tout le monde le même jour, et quelques jours plus tard nos amis Jean et Alain sont venus à la rescousse pour terminer le boulot, Jean prenant les photos, Alain fournissant l'effort musculaire requis.


Premier "debriefing" avant l'action, le temps est à l'orage, on est à fond...



Après capture des fauves, direction le gué ! on sent comme du mécontentement chez les caprins.... ça rechigne !



ça se complique ! approcher le radeau, faire monter la biquette, quand le courant gêne et que le fond est glissant, réclame de la patience et...de l'équilibre !



Bébé passera l'épreuve dans des bras rassurants.....y a pas que les ânes qui ont le pied sûr !



Voilà, tout le monde est à bon port, ne reste plus à ces demoiselles qu'à découvrir les savoureuses broussailles !



Hé les aminches, goûtez-moi ça ! c'est pas le pied total ?



Ne restait plus qu'à rentrer.....sous l'orage qui commençait, et comme je ne suis pas rassurée quand il s'agit de passer une rivière à gué quand ça claque, je me suis fait chambrer par ces messieurs, tellement plus zen que moi ! mais j'avais laissé l'ordinateur allumé à la maison, je craignais qu'il ne "grille", et je ne me souviens pas d'avoir traversé une rivière aussi vite, ni un pré !

Elles vont bien, les biquettes ; elles apprécient réellement leur séjour et sont grasses comme des "loches" (veuillez lire limaces) ; mais pour le prochain transport, surtout quand le niveau de l'eau aura remonté, je crois qu'on fera le passage à la barque.....ce sera moins folklo.......

Merci à Silvia, Jean et Alain d'avoir bien voulu perdre un peu de leur temps pour le coup de main, et au Conservatoire du Patrimoine Naturel pour le prêt de la pâture.