Lorsque j'étais enfant, cette chanson et ce poème m'ont toujours fait vibrer, dans les temps de l'automne, au moment où le ciel agité résonnait des grands passages de grues jusque tard dans la nuit ; leurs cris nous éveillaient ; le jour en classe, par la fenêtre à les voir survoler nos vies je me suis enfuie sur leurs ailes, loin et souvent, pour abolir les murs.
Septembre est de retour, avec sa pluie, ses vents, ses nuages et les feuilles aux arbres qui commencent à changer.....les canards sont revenus, au dessus de ma ferme ils passent en formation, et j'attends, agitée, instable, ne tenant plus en place la gorge serrée, les grands vastes oiseaux aux ailes démesurées, élégants et racés, j'attends les grues, les grands beaux oiseaux libres ; ils passeront là, juste au dessus de moi, par centaines et leurs cris couvriront même ma chaîne hi-fi, que j'éteindrais, pour mieux les écouter, debout dans le vent froid, au milieu de ma cour, des larmes plein les yeux, l'envie sauvage au coeur de seller et d'aller galoper jusqu'à fatigue, jusqu'à essoufflement, visage fouetté par les crins du cheval sur lequel je me couche pour l'envoyer plus vite, par la pluie qui me gifle et dont je me rirais.....
Ivre de liberté.
Regardez-les passer, eux, ce sont les Sauvages.......
Regardez-les passer, eux, ce sont les Sauvages.......
C'est beau !
RépondreSupprimerMerci.
Salut JC, c'est gentil de passer dans le coin, bien contente que ça te plaise !
RépondreSupprimeret cela ne peut que titiller au plus profond de nous- même notre âme de nomade,et bousculer nos chaînes, celles qui nous ont fait aujourd'hui ici et maintenant mais en même temps toujours plus loin dans l'ailleurs-
RépondreSupprimeralors, parés pour le grand tranfert?
envoyez!
;-)
""Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher."
-charles baudelaire-
Ah ! Ziss is "ze" point d'orgue ! Merci, J.J, le grand Charles ici est tout à fait de mise, bien vu et bravo !
RépondreSupprimerça secoue nos ailes d'un rivage à une rive ! Chantons enfin l'automne, donc, et ses vents, et ses soirs dorés sous la lampe autour de la soupière qui fume, quand le vent gémit en secouant les volets....!
Il est des zozios migrateurs qui à la belle saison reviennent et des piafs qui ne le sont pas - ceux-ci sont fidèles aux attaches du coeur.
RépondreSupprimerBises, Anne
Thierry
L'amitié est une bien douce chose, un des vrais bonheurs de la vie ; la belle saison ramènera les grands oiseaux sauvages....et pendant leur absence les autres auront continué de chanter pour nous !
RépondreSupprimercomme de te lire me donne envie de migrer... alors, je regarde le ciel, ses étoiles et leur froufrou, et je rêve que je rêve...
RépondreSupprimerRêve, Lucia, rêve ! et puis un jour prends ton rêve, ou un morceau de ton rêve, et fais-en du réel, ce sera encore meilleur ! nous avons toute la terre à rêver, toute la vie !
RépondreSupprimerJuste te faire un petit coucou.... et rêver que je suis cet oiseau libre qui émigre
RépondreSupprimertu sais Anne je pratique la planche à voile(speed sail) sur le sable et quand la mer est déchainée et que les vents sont forts je retrouve avec bonheur ce sentiment de liberté et le côté sauvage et animal qui est en chacun de nous
j'aime bien tes souvenirs et ressentis d'automne
Merci petite sauvageonne
Une petite bise en passant
Oh Lyse, Bonjour ! Quel joie que ton passage, tu nous manque, Lyse ! Portes-toi bien, je t'embrasse !
RépondreSupprimerJe suis un enfant de Septembre, que c'est bien dit, exprimé, j'admire.
RépondreSupprimerPar contre je suis hélas, a cause de mon passé toujours hérissée aussitôt le mot de cette chanson "les Bourgeois" arrive. J'ai été mis à côté dans mon enfance et interdit d'aller à l'université, dans la roumaine communiste, à cause de mes parents qui avaient été déclarés "Bourgeois".
Aujourd'hui, je suis fière, d'être "bourgeois" d'être "intellectuelle" et je refuse de leur accorder une connotation dénigrant que ces mots prennent. Alors, dur d'écouter plus loin, quand dès le début, je me sens attaquée.
Par contre, j'adore ta note. Le sentiment de liberté je l'ai éprouvé souvent, en nageant dans un lac, loin, ou osant m'exprimer. Osant être différent, osant ne pas me conformer.
Oh ! Julie, je n'avais pas pensé que les gens comme toi, venus d'un autre lieu de l'histoire, pouvaient se sentir heurtés ! je suis désolée ! ici, le mot "bourgeois", dans l'esprit de la chanson, désigne ces personnes conformistes, étroites d'esprit, se considérant comme une sorte " d'élite" - pas tout à fait la connotation qu'on y a donné dans les ex-pays de l'Est, vois-tu. Et de toute façon, c'était une imbécilité de repousser quelqu'un à cause de sa culture ou de son mode de vie....le "bourgeois", chez nous et dans le pays de ton enfance, ne recouvre pas vraiment la même notion, Julie, tranquillises toi et sois ici la bienvenue !
RépondreSupprimerAnne, j'aime ta note, voilà tout, je pense que tu me comprends...je t'embrasse...
RépondreSupprimerMerci, Pierrot, oui, je comprends....
RépondreSupprimerTerriblement bien écrit encore et toujours Anne...Je me laisserais bien emporter moi aussi pour migrer loin bien loin...bizz et bonne soirée
RépondreSupprimerBizz, Rénica, ouais, des jours on foutrait bien le camp, hein ?....Bonne soirée à toi aussi !
RépondreSupprimerIl y a tant de vies dans ce texte, court mais dense,
RépondreSupprimerdu galop à l’envol, de la terre au ciel,
que ta vie est BELLE d’ oiseaux et de chevaux,
ma SAUVAGE arrimée aux berges du Cher
ma LIBRE avec attaches car c’est le prix d’AIMER
de l’écho du cœur, te lire fait résonner
déraisonner j’espère aussi à toutes heures
car sans le mal de VIVRE comment apprivoiser
l’AUTRE, cet improbable double qui nous insuffle VIE
MERCI anne
Merci à toi, ma Dom, Tes jolis mots me touchent profondément.
RépondreSupprimerAu galop oui ! le texte cavale et s'envole avec tous nos rêves de liberté. Ici, ou ailleurs ! Superbe et aussi les mots de Dom... De la parole miel, fleuve, vent, ruban enroulé autour de nos barreaux pour nous bercer, nous consoler, nous aimer....
RépondreSupprimerParoles qui feront tomber les barreaux, Carole, nous trouverons bien la force pour !
RépondreSupprimerLiberté, liberté chérie....!
Bonne soirée à toi, Carole, bises !
Oui, je les regarde passer les Sauvages, car au-dessus de chez moi aussi, il y a des vols de canards sauvages qui passent, je lève la tête, et je les admire, et je les envie d'être aussi libres et unis en même temps dans leur vol.
RépondreSupprimerBonne journée à toi, Anne. Bisous.
P'tite sauvage, repasse demmain chez moi, tu verras la mer du nord, à ma façon...je suis certain que tu aimeras...je t'embrasse, merci de ton gentil commentaire sous mes photos,t'es adorabloe, bon après midi...
RépondreSupprimerFrançoise : Libres et unis, c'est exact. Unis parce que libres ? c'est ce qu'il faut souhaiter ! bises, Bonne journée à toi !
RépondreSupprimerPierrot : Rendez-vous pris Baroudeur, j'y serais, et oh, oui ! je sais déjà que je ne serais pas déçue !
Merci de tes mots Anne...
RépondreSupprimerje repars demain, pour 3 jours, sur les cotes de l'Atlantique, me faire réveiller les matins par les cris des goélands qui se posent parfois sur mon camion, alors que je dors encore, j'te jure...bizouille, passe une bonne journée...
Veiiiinaaaard ! c'est trop top ! C'était l'équinoxe, tu vas voir l'Océan quand il est au plus beau, j'y serais en pensée aussi....!
RépondreSupprimerBonne journée, Baroudeur !
merci pour tes mots sur les miens. Je t'embrasse.
RépondreSupprimerBises, Carole, ils sont sincères, mes mots !
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