samedi 16 mai 2009

le long de ma rivière...



Le long de ma rivière j'y ai trouvé les cygnes, sereins et navigant dans le fil du courant, en toutes saisons allant le long des rives, et ne redoutant rien.

La menthe y pousse en touffes odorantes quand le temps se fait doux après le rude hiver, et le bleu myosotis foisonne sous les pas ; l'iris jaune sur sa hampe se cabre de fierté ; demoiselles et libellules comme des vitraux vivants décorent l'émail des fleurs, et le martin-pêcheur, d'un trait, raye la surface des eaux.

Le soir chantent grenouilles, rousses ou vertes, jusque tard dans la nuit, et les chouettes avec elles ; velours de nuit la chauve-souris passe et repasse devant la lune, et le chevreuil tapi ose s'aventurer...

Le long de ma rivière j'y ai trouvé les cygnes, et leurs ailles sifflantes à l'envol sur ma tête me parlent de voyage, rythmiquement, en cadence.

En toute saison j'y erre le long de ses eaux vives, aux moments des herbiers comme sous les gelées, et mes pas dans mes pas je mesure le temps...

Que rien jamais ne m'en éloigne pour longtemps, que tous les jours passant sur le chemin ombreux, je contemple à loisirs, les cygnes sereins et navigant dans le fil du courant, le long de ma rivière où je rêve en marchant.

2 commentaires:

  1. Pour Opéra-Fantôme, vous ne croyez pas si bien dire....attendez la suite...
    PP

    RépondreSupprimer

allez, dites-moi tout !